jeudi 6 août 2015

Développement du débat théâtral en Malaise 2/2


 Suite...



Avant d'aller plus loin, je dois ici remercier chaleureusement Bernard d'avoir écrit son livre sur le débat théâtral et de m'en avoir envoyé trois exemplaires. Même si depuis 1999, j'avais collecté et gardé bien précieusement nombre de documents écrits par Bernard, la synthèse apportée par le livre m'a permis de développer une méthodologie pour bien faire comprendre à mes groupes, acteurs et écrivains, la globalité du travail dans lequel ils s'engageaient. J'ai ainsi pu leur montrer l'importance du travail qui les attendaient, l'éthique et la déontologie qui s'y attachait et la manière et l'exigence dans laquelle je désirais que notre collaboration s'épanouisse. Tout cela me permet d'affirmer aujourd'hui, au vu du chemin accompli, que nous créons actuellement en Malaisie une compagnie comparable à celle d'Entrées de Jeu dans l'esprit et les techniques. Quant au volume de travail,vous vous en doutez, nous en sommes encore très très loin...


Mais, un an après ce premier stage de découverte, nous pouvons être fiers du chemin parcouru.  Nous avons créé un premier débat « Women at Work », sur les relations hommes-femmes au sein des instances dirigeantes  des grandes entreprises malaisiennes. Nous l'avons joué quatre fois devant des publics très variés et enthousiastes. Nous sommes parvenus à improviser avec des spectateurs, à créer des images dynamisantes et intéressantes pour alimenter le débat. Nous mesurons à chaque fois les progrès et les difficultés rencontrés par les acteurs. Nous débriefons vidéo à l'appui les séances pour leur permettre de comprendre tous les mécanismes qui sont à l’œuvre lors d'une séance. Enfin, nous partageons tous le même glossaire pour parler de cette nouvelle forme de théâtre en anglais, le débat-théâtral devenant ici : « Exchange Theatre », et les images reformulées, « The Still Summary Pictures ». Là aussi, ce fut un travail conséquent de traduire de grands passages du livre de Bernard et les exercices de formation de l'acteur de débat.


Nous voici donc fin juin 2015, un dernier repas ensemble nous a amenés à discuter du futur et de notre prochain objectif : décrocher notre premier commanditaire ! Le plus dur reste à faire ! Convaincre, éduquer, expliquer et développer des partenariats qui nous permettront de prendre notre réel envol !

A bientôt,

Grégory Henno

jeudi 9 juillet 2015

Développement du débat théâtral en Malaisie 1/2

-->De Grégory Henno, un ancien comédien d'Entrées de jeu, parti en Malaisie
 
We did it!

On 12th February 2015, Realex was born. 


Comment expliquer cette naissance, cette aventure théâtrale malaisienne qui commence au détour d'un stage anodin pour quelques comédiens et consultants en grande entreprise ? 

Le plus simple est encore de reprendre tout depuis le début et de vous narrer ce qui s'est passé depuis le mois de juin 2014, date à laquelle je vous décrivais ce fameux stage.
Depuis donc, tout s'est accéléré. 

Il était hors de question pour mes stagiaires d'en rester là. Ils avaient été à la fois dynamisés par ce stage mais également frustrés de ne toucher que du bout des doigts cette forme de théâtre qu'ils pressentaient adaptée à une société malaisienne en quête d'un outil de débat ouvert et non-conflictuel.

Mais cela n'était qu'une intuition, un désir, un élan suite à un stage de deux jours. Le soufflet n'allait-il pas retomber aussi vite qu'il avait gonflé ?

Il n'en a rien été. Les gens qui se sont engagés dans cette aventure sont des gens habitués à mener leurs propres projets, leur propre destinée. Ce sont des coureurs de fond avec une grande expérience qui ont déjà vu plus d'un projet tomber à l'eau faute de souffle et de suite dans les idées. 


Tout s'est donc mis en place à la rentrée de septembre où deux groupes se sont constitués.

Un groupe d'apprentis-acteurs de débat théâtral, composé de consultants ayant participé au stage, de jeunes sortant d'écoles artistiques et de jeunes retraités pratiquant le théâtre en amateur.

Un groupe d'apprentis-écrivains de débat théâtral, constitué de ceux qui ne désiraient pas monter sur scène, de nouveaux venus amenés par les participants et de comédiens d'expérience désirant apporter leur expertise.

Et tout ce beau monde s'est mis au travail. 

Avec les comédiens, nous nous sommes vus chaque semaine, le vendredi matin de 9h à 13h. Nous avons erré pendant deux mois de salles en salles, de mon salon à des salles prêtées par des compagnies, de salles communes de résidences à, finalement, un studio de danse prêté par The Temple of Fine Arts, le lieu culturel de la communauté indienne de Kuala Lumpur. Là, dos aux miroirs, nous avons pu travailler sereinement au développement des capacités des comédiens à devenir des acteurs de débat-théâtral.


Avec les écrivains, nous nous sommes vus une fois par mois chez une professeur d'université et consultante en entreprise. Autour de la table, 7 à 8 personnes, avides de découvrir les arcanes de cette écriture si particulière.

Et là aussi il y avait tout à faire.
à suivre...


jeudi 18 juin 2015

ON N'EST PAS À L'HÔTEL, sur les rapports soignants/parents à l'hôpital en service pédiatrique




Dans le droit fil de notre collaboration avec l'association Pédiadol sur le traitement de la douleur de l'enfant à l'hôpital, la direction des soins de l'hôpital Trousseau à Paris nous a passé commande d'un nouveau débat théâtral sur la question du délicat partage du territoire de la chambre de l'enfant malade entre soignants  et parents. La cohabitation entre ceux-ci - qui prennent soin naturellement de l'enfant - et ceux-là - qui donnent les soins - n'a en effet rien d'évident et les sujets de friction et de conflits ne manquent pas.


Le débat théâtral On n'est pas à l'hôtel s'inscrivait dans une action de sensibilisation des personnels soignants sur ces questions, en vue de faire évoluer leurs relations aux parents.

Nous avons joué ce spectacle le mardi 9 Juin 2015, dans l'amphithéâtre de l'hôpital devant près d'une centaine de cadres de santé qui se sont prêtés volontiers au jeu dans l'intervention dans les quinze courtes scènes qu'on leur présentait. 
  • Comment faire respecter un minimum de règles d'hygiène à des parents qui veulent avant tout habiter la chambre à leur manière pour prendre soin de l'enfant ? 
  • Comment rassurer des parents tellement inquiets pour leur enfant qu'ils ne veulent plus quitter la chambre ?
  • Comment leur redonner de l'autonomie quand ils ont tendance à s'en remettre aux soignants pour tout ?  

Autant de questions qui ont suscité un vif débat qui s'est prolongé l'après-midi par l'intervention de plusieurs spécialistes de la question.

mardi 26 mai 2015

LA SANTÉ ENVIRONNEMENTALE avec la Mutualité Française Rhône-Alpes



C'est parti pour une tournée de 25 représentations du débat théâtral Sages précautions ! créé à la demande de la Mutualité Française régionale Rhône-Alpes dans le cadre de son action sur la question de la santé environnementale. 
  • Qualité de l'air intérieur
  • Qualité de l'air extérieur
  • Cosmétiques
  • Ondes
  • Alimentation
Notre environnement n'est pas des plus sains, notre environnement n'est pas des plus neutres. Et beaucoup de facteurs influent sur notre santé. 


Comment agir au niveau de notre quotidien pour limiter les risques, sans pour autant sombrer dans le catastrophisme, telle est la question posée par ce débat.  Entre alarmisme et impuissance, entre peurs et indifférences, entre certitudes et incertitudes, entre vraies informations et rumeurs, que croire, que faire, que dire ? 


Sages précautions ?  va tourner dans les différents départements de la Région jusqu'au mois de décembre à la rencontre du tout public et des militants mutualistes, qui bénéficieront à l'issue des représentations de précisions et d'informations complémentaires sur ces questions.



mercredi 29 avril 2015

DU CÔTÉ DE LA VIE en Picardie



Le service social de la MSA de Picardie nous a sollicités pour quatre représentations de notre débat théâtral Du côté de la vie sur le bien-être et le maintien à domicile des personnes âgées dans le cadre de la présentation de leur Charte territoriale des solidarités avec les aînés, pour agir contre l'isolement. 


Du côté de la vie permet d'aborder avec les personnes âgées les thématiques suivantes :
  • Accepter d'en faire moins quand on voit ses capacité diminuer
  • Prendre soin de ne pas se fermer aux autres et s'isoler avec le temps
  • Garder une alimentation équilibrée pour ne pas s'affaiblir
  • Savoir accepter l'aide d'une aide-ménagère quand les gestes du quotidien deviennent difficiles
  • Envisager l'entrée en maison de retraite quand on ne peut plus être autonome
  • Savoir trouver un sommeil réparateur malgré les soucis 


Nous avons joué ce spectacle à Sains-Richaumont (02), Hirson (02), Ham (80) et Ribemont (02) et nous avons rencontré un vif succès tant au niveau du public que des organisateurs.

jeudi 16 avril 2015

www.agrapresse.fr : Sur les planches, avec les agriculteurs


AGRA Presse Hebdo - N° 3477-3478 - 05/01/2015 - Agriculture et société  

Sur les planches, avec les agriculteurs
Les comédiens de la troupe Entrée de jeu aiment débattre avec les agriculteurs. Sans cliché, ils viennent jouer devant un public de connaisseur, des tranches de vie des agriculteurs. S’ensuit alors un débat avec la salle, très animé. La troupe jouera le 6 février prochain, dans la Marne, sur la thématique de la communication dans une exploitation agricole.


Le stress est dans le pré, Emile de père en fils, La paix du hangar... Des noms évocateurs pour des pièces de théâtre sur l’agriculture. Bernard Grosjean écrit depuis près de trente ans du théâtre-forum pour, entre autres, les agriculteurs. Face à un public très exigeant et qui en a assez d’être stigmatisé, l’enjeu est de taille. Mais le directeur d’entrée de jeu, la compagnie qu’il a fondée, ne prend pas son travail à la légère.
A chaque nouvelle pièce sur le monde agricole, ils travaillent pendant des semaines avec les délégués et les élus de la Mutualité sociale agricole (MsA) (laquelle lui a commandé la pièce) ainsi que les agriculteurs à qui Bernard Grosjean soumet la pertinence de ses textes. « J’entends des histoires terribles. Comme dans la Manche, après la grève du lait, un paysan s’est suicidé car il n’avait pas supporté d’avoir versé du lait dans son champ ; un autre ne l’a pas fait et était suspecté d’être un collabo », se souvient Bernard Grosjean qui assure « ne jamais faire de parodie, ni de pathos. » 


Communauté d’intérêts agricole
Ces pièces de théâtre-forum sont jouées partout en France dans des salles combles. s’ensuit un débat avec un meneur de jeux, comédien de la compagnie. « A la fin, les agriculteurs présents dans la salle parlent pendant une heure et demie. Ce qui est émouvant, c’est qu’ils finissent par nous considérer comme des leurs. Cela veut dire que nous sommes arrivés à traduire des sentiments difficiles et pourtant bien présents chez chacun d’eux », explique le directeur de la compagnie. Certaines thématiques sont difficiles à appréhender. Comme le suicide par exemple, troisième cause de décès chez les chefs d’exploitation (1). « A la MSA, ils se sont aperçus qu’il fallait mieux prendre l’angle des risques psychosociaux (stress, harcèlement et violences au travail) que d’aborder le thème du suicide de plein fouet », commente Bernard Grosjean. Cet homme d’expérience dirige une trentaine d’acteurs qui sont régulièrement formés pour affronter des sujets et des publics pas toujours faciles. « Le théâtre fait office de médiation pour débloquer des mots qui ne sortiraient pas. Les comédiens sont là pour faire le lien. » La compagnie parisienne travaille aussi pour le milieu hospitalier, les entreprises ou encore les personnes âgées. Mais le monde agricole reste à part pour Bernard Grosjean : « Même s’ils sont de moins en moins nombreux, il y a une communauté d’intérêt absolument incroyable avec les agriculteurs. On peut vraiment débattre ensemble. Le public est hyper généreux, les comédiens adorent jouer pour eux ! »  

Noémie Debot-Ducloyer
http://www.agrapresse.fr/ 

(1) etude INVs parue en 2013, se poursuivant en 2015, avec le soutien de la MsA. 

jeudi 9 avril 2015

PAS SI SIMPLE... MAIS PAS SI COMPLIQUÉ NON PLUS, la tournée continue




Dans le cadre de la campagne de prévention du CRIPS sur la vie affective et sexuelle dans les lycées et CFA d'Ile-de-France, nous avons donné cette année scolaire prés de deux cent représentations de notre débat théâtral Pas si simple... mais pas si compliqué non plus pour environ 20 000 élèves.

 
Autant d'occasion rares et précieuses pour aborder les questions de respect de l'autre et des relations filles / garçons.