dimanche 15 novembre 2009

EXCÈS DE CONFIANCE : UN NOUVEAU DÉBAT THÉÂTRAL POUR LES PERSONNES ÂGÉES



A la demande du CCAS de la Mairie de Bois-Colombes (92), nous avons créé à la fin du mois d'octobre un nouveau débat théâtral sur les arnaques à la fausse qualité dont sont victimes les personnes âgées.

La petite fille de Mr Rémy vient rendre visite à son grand-père qui se plaint d'avoir son téléphone coupé. Menant l'enquête, elle s'aperçoit vite des différentes imprudences commises par le vieux monsieur, à travers les histoires qu'il lui raconte sur les visites reçues ces dernières semaines à son domicile.

Elle tente de le persuader de ne pas ouvrir sa porte à n'importe qui et de ne pas répondre aux sollicitations commerciales par téléphone. Mais Mr Rémy persiste à penser qu'il est encore bien libre de faire ce qu'il veut chez lui ; il ne peut quand même pas s'enfermer continuellement à la maison, alors qu'il voit déjà si peu de monde.

180 personnes ont assisté à ce débat théâtral donné dans le salon d'honneur de la mairie.

mercredi 4 novembre 2009

2ème CARTE POSTALE DE L'ÉQUIPE ABUS D'EXCÈS



L’équipe d’Abus d’excès continue sa tournée en Ile de France avec le CRIPS, qui est notre partenaire privilégié depuis des années... Colombes, Paris, Nogent sur Oise, les séances se suivent et ne se ressemblent pas. Même si les idées des spectateurs peuvent être les mêmes (appeler un taxi pour Eric, le personnage trop imbibé de la soirée, ou le ramener soi-même plutôt que de le laisser conduire sa voiture), la façon de les proposer sont aussi variées qu’il y a de spectateurs. Cela questionne le comportement de chacun et nous oblige à nous positionner différemment à chaque intervention.

Une même idée peut nous donner envie de l’encourager ou non. A Colombes, un élève a décidé de mentir à ses parents. Mais sa mauvaise foi vis-à-vis des parents a appelé directement une contre-proposition . On peut mentir aux parents dans certaines conditions, mais ce n’est pas déshonorant de dire la vérité non plus.

C’est dans une salle séparée de la cour par des vitres que la séance se déroule, et malgré les passages réguliers d’élèves qui s’arrêtent pour regarder de l’autre coté du mur de verre, le théâtre s’installe et le débat commence avec des élèves accueillants et enthousiastes.

Parfois, et c'est notre seul regret, on se demande où sont passés les adultes de l'établissement. Leur absence des séances est dommageable, car les élèves méritent qu’on les voie et qu’on les entende s’exprimer sur ces sujets sensibles.

vendredi 23 octobre 2009

UNE SEMAINE INTENSE (3) : ACTES DE PRÉSENCE



A l'hôpital , "la présence" désigne cette petite lampe qui s'allume dans le couloir devant les chambres, pour signaler qu'un soignant est au chevet d'un patient. Et les "actes de présence" représentent tous ces petits signes de bientraitance qui font du bien quand on travaille ou que l'on est soigné dans cette grande institution pas toujours tendre.

L'hôpital Béclère de Clamart nous a demandé de mettre en scène ces petits détails de la relation soignants-soignés, où la bientraitance a du mal à s'exercer. Nous avons ainsi mis en scène une vingtaine de micro-situations, qui se produisent tout au long d'une journée ordinaire dans un service de gériatrie.

Nous avons joué le débat théâtral devant 150 soignants, pour leur permettre de réfléchir aux moyens de développer cette bientraitance.


lundi 19 octobre 2009

Une semaine intense (2) : ON VA Y ARRIVER !

Le Monde du 14 octobre titrait " Avec la crise, le surendettement des ménages explose". Et nous étions pour notre part à St Omer le 7 octobre pour reprendre notre débat théâtral "On va y arriver" sur ce thème à l'invitation de l'association Ionis. Nous avons joué devant plus de 150 personnes, en situation de surendettement ou venant en aide à des proches ou des enfants connaissant ces difficultés.


Nous y avons donc raconter une nouvelle fois la véridique histoire de Félix Lachaud, qui, sans rien dire à son entourage, s'est progressivement enfoncé dans le surendettement. Non pas qu'il ait commis des imprudences ou qu'il ait fait des dépenses somptueuses. Non. L'histoire, en quelques sortes, est toujours la même : " Le surendettement ça commence presque toujours comme ça.T’as ton boulot. T’as tes allocations. Tu n’as jamais fait de folie. Tu calcules au plus juste. T’as une vieille caisse. Tu ne pars pas trop en vacances. Ça roule. Quoi. Et puis il y a un petit grain de sable qui vient dérégler toute la machine . En ce qui me concerne, tout a commencé quand ma belle sœur m’a demandé de l’aide."

Sur un sujet aussi grave et dramatique, notre rôle est déjà de permettre aux gens de prendre de la distance et ensuite et surtout d'ouvrir quelques portes en signes d'espoir .

lundi 12 octobre 2009

UNE SEMAINE INTENSE 1


La semaine du 5 au 10 octobre a été une semaine très intense pour les équipes d'Entrées de jeu. Avant de revenir sur les différents spectacles qui ont émaillé celle-ci, revenons déjà sur celui qui l'a ponctuée : Fabien Arca a écrit et mis en scène, avec Emmanuel Bidet, Alexandra Jussiau, Florent Chapelière et David Farjon, une" Conférence ludique sur la culture jeune" pour les Compagnons du Devoir qui s'apprêtent à devenir formateur pendant deux ans et qui craignent parfois le choc avec ces jeunes apprentis qui n'ont pas encore le sens du travail tel qu'ils le conçoivent. Succès garanti auprès du public qui ne s'attendait pas à cette intervention et accueil toujours au top de la part des Compagnons !


mardi 6 octobre 2009

Une carte postale de l'équipe "Si loin de nous"


Le clave en résine rouge du meneur de jeu posé à côté du lecteur MP3 sur la table de jokage : une image familière pour toutes les équipes d'Entrées de jeu. Le clave est l'objet transitionnel par excellence : celui du moins sur lequel on s'appuie pour diriger la séance, la rythmer, relancer ou arrêter le jeu.

Cette belle nature morte nous a été envoyée par l'équipe qui joue actuellement en bourgogne, à l'invitation de la Mutualité Française, le débat théâtral "Si loin de nous" sur la question de l'entrée des personnes âgées en maison de retraite. Un sujet difficile mais ô combien utile à discuter. Ce qui se fait en finesse à travers ce spectacle écrit et mené par Fabien Arca et joué par Adrien Béal, David Chamalet, Alexandra Jussiau et Isabelle Péry.


lundi 5 octobre 2009

Une carte postale de l'équipe Abus d'excès

L'équipe des Fuegos (toutes les équipes d'Entrées de jeu ont un nom ! ) a repris la route des lycées de la région parisienne et jouait vendredi 2 Octobre son débat théâtral Abus d'excès au lycée Louis Armand d'Eaubonne dans le cadre de la campagne de prévention du Crips.

C'est dans une salle aux couleurs du décor que Thibault De Vivies, Adriana De Souza , Fabrice Salé et Emmanuel Bidet ont joué ces septième et huitiéme séances de l'année. Il a fallu comme souvent réorganiser la salle, déplacer plus de cent chaises qui ne laissaient qu'un minuscule espace de jeu. Après le montage du décor, les comédiens ont essayé les nouveaux éléments de jeu préparés par Sophie Tandel, notre scénographe - costumière. La première scène de la fête, par exemple, est désormais caractérisée et se situe très clairement le soir d'Halloween.



La salle un peu petite était bondée : 6 rangs de chaises et un rang de tables ont permis de loger les 110 lycéens, et c'est dans une ambiance enthousiaste et chaude que les deux séances se sont déroulées. Madame la Proviseure en personne est venue saluer l'équipe : l'événement est suffisamment rare pour que nous le soulignions et nous en réjouissions!

La parole des jeunes était libre et originale et des propositions nouvelles sont arrivées, notamment sur le comportement à adopter face à Eric, le personnage bien imbibé de la première scène : ne pas lui permettre trop de familiarité avec ses amis, garder ses distances tout de suite, pour affirmer son désaccord face à sa consommation.

C'est toujours surprenant d'arriver à parler de choses sérieuses en y prenant autant de plaisir. La mise en regard que permet le théâtre sur des situations graves permet de les dédramatiser et d'en rire ensemble.

Sylvain Wallez effectuait un suivi du travail (regard extérieur et prise de note) : l'occasion de faire constamment progresser le travail.